L’arbitrage en judo
Un combat de judo se gagne en projetant son adversaire ou en le contrôlant au sol, sous l’autorité d’un arbitre central assisté de deux juges. Voici l’essentiel pour suivre un combat, avec les règles en vigueur pour la saison 2026/2027.
Comment gagne-t-on un combat ?
Une projection franche sur le dos, avec contrôle, vitesse et force ; une immobilisation au sol de 20 secondes ; ou l’abandon de l’adversaire. Le combat s’arrête.
Une projection à laquelle il manque un critère, ou une immobilisation de 10 à 19 secondes. Deux waza-ari valent un ippon et terminent le combat.
Une chute sur le côté, les fesses ou le haut du dos, ou une immobilisation de 5 à 9 secondes. Les yukos s’additionnent, mais même dix yukos ne valent pas un waza-ari.
Chez les adultes et en compétition internationale : le « golden score », le premier qui marque l’emporte. Chez les jeunes : pas de golden score, les arbitres désignent le vainqueur.
Les pénalités
Pour une faute légère ou un manque d’engagement, comme rester sans attaquer. Au troisième shido, le combat est perdu.
Après trois shidos, ou directement pour une faute grave : geste dangereux ou attitude contraire à l’esprit du judo.
Chez les jeunes, l’arbitrage se veut pédagogique : la première faute est souvent « gratuite », l’arbitre arrête le combat et l’explique aux deux judokas. La pénalité ne tombe qu’en cas de récidive.
Les gestes de l’arbitre
L’arbitre annonce chaque décision à voix haute, en japonais, et l’accompagne d’un geste pour que tout le monde la comprenne, y compris le public.
Annoncé pour lancer ou reprendre le combat.

Main levée à hauteur d’épaule, paume vers la table : le combat est interrompu.

Un bras levé bien haut au-dessus de la tête.

Un bras tendu sur le côté, à hauteur d’épaule.

Un bras tendu sur le côté, pointé vers le bas.

Penché vers les combattants, bras tendu au-dessus d’eux : le chronomètre démarre.

Bras agité de gauche à droite : l’immobilisation est rompue.

L’index pointé vers le judoka fautif.

L’index désigne le judoka sanctionné, comme pour shido ; l’annonce précise la disqualification.
Annoncé à la fin du temps de combat.
Chez les jeunes : les règles adaptées
France Judo adapte les règles internationales pour protéger les plus jeunes et encourager un judo tourné vers l’attaque et la recherche de l’ippon.
| Catégorie | Durée du combat | Particularités |
|---|---|---|
| Mini-poussins et poussins | 1 min 30 en « randori arbitré », parfois suivi d’1 min au sol | Le chronomètre ne s’arrête pas. Garde fondamentale à deux mains. Les techniques les plus risquées sont interdites. |
| Benjamins | 2 min, parfois suivies d’1 min au sol en cas d’égalité | Le combat démarre à distance, garde à deux mains. Pas de clés de bras ni d’étranglements. |
| Minimes | 3 min | Clés de bras et étranglements interdits. Garde à deux mains prioritaire. |
| Cadets et plus | 3 ou 4 min selon le niveau | Règles internationales, avec golden score dans les championnats de 1re division. |
Sans golden score, qui gagne ? Dans l’ordre :
- celui qui marque ippon ;
- celui qui a un waza-ari d’avance ;
- celui qui a un ou plusieurs yukos d’avance ;
- sinon, les arbitres désignent le plus actif : celui qui a fait tomber le plus souvent son adversaire et qui a le plus attaqué.
Un shido ne fait pas forcément gagner : l’activité du judoka compte davantage.
Un mot pour les parents
En compétition, les accompagnants qui manquent de respect envers les arbitres ou les adversaires peuvent recevoir un avertissement, puis un carton jaune ou rouge.
Sources : règlement France Judo « Adaptations pédagogiques françaises », saison 2026/2027 (mise à jour du 22 septembre 2026), et règles de la Fédération internationale de judo pour le cycle 2025-2028. Illustrations AJCP12.
